Graine de vie

by Le caribou volant

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credits

released May 23, 2015

Yoan Giansetto :
Textes, musiques, guitare, flûte traversière, bol tibétain, chant.

Ninon Moreau :
Violon, guitare, chant, bol tibétain, chœurs, arrangements.

Guillaume Robert :
Ukulélé, chœurs.

Jean-Baptiste Forest :
Guitare électrique, chœurs et cuisine familiale de bon goût.

José Fallot :
Basse électrique, contrebasse.

Bernard Fellous alias Tonton Tamtam :
Percussions.

Marc-Gilbert Lachin :
Guitare, voix, arrangements.

Louis Caratini :
Piano, chant.

Clément Caratini :
Clarinettes et saxophones.

Arnaud Kermorgant :
Guitare électro acoustique jazz.

Réalisation artistique, mixage, mastering :

Marc-Gilbert Lachin au studio CIMA à Savigny sur orge.

Graphisme :
Marian Mcmenemy

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Le caribou volant Paris, France

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Track Name: Sur les routes de mon pays
Sur les routes de mon pays
Parmi les cigales et les siffleuses
Il y a des traces de « Yakari »
Dans les rivières audacieuses.

Les ruisseaux sont des torrents,
Les lapins blancs des caribous,
La gentillesse est un courant,
Un précepte de Monsieur Hibou.

Dans la ville où je suis né
J’ai retrouvé le premier air,
C’est comme se faire un bon ciné,
Un magicien en montgolfière.

Avoir l’espace comme horizon
Et des décors de carte postale,
Bonbons d’érables en toutes saisons,
L’humilité en capitale.

Je me souviens comme un emblème,
Là d’où je viens c’est un poème.
Des perspectives de voyageur,
Mélimélodie des couleurs.

Sur les routes de mon pays,
Les rivages du St Laurent
Ont un parfum de Gaspésie,
C’est ma Bretagne évidemment.

Il y a des villes si étendues,
Tant de musiques, t’as entendu ?
Ici chacun trouve sa place,
On apprend à briser la glace.

Parfois le soir vient le pétard,
Le « pot » de dieu, le calumet.
Les autochtones portent la mémoire,
Ces plantes ont un étrange fumet.

Même la police est ben gentille
Et te demande : -comment vas-tu ?
Ils doivent fumer d’la camomille,
C’est pas possible, mais ça s’peux-tu ?

On puise, on puise dans l’imprévu,
Une direction : La providence.
Le temps enchante l’espace prévu,
Toi liberté, oui ! les vies dansent.

Sur les routes de mon pays
Entre l’indicible et l’ineffable
On trouve les sources d’une autre vie
On se raconte souvent des fables.

Sur les routes de mon pays,
Sur les routes de ton pays,
Sur les routes de mon pays,
De ton pays, de mon pays, de ton pays…

Sur les routes de mon pays,
J’y trouve la paix et l’idéal.
Sur les sentiers, dans le maquis,
Un ours cause à un orignal,
Original.
Track Name: Des mots
Y’a des mots qui résonnent dans nos têtes
Tu dis tout, dis rien du tout
Des mots croisés, c’est un casse tête.
Y’a des mots à double tour
Des émotions et des accords
Y’a des mots dits sans détour
Détournés ils ont l’air si fort
Y’a des mots vite démodés
Modelés sur les mondanités
Et des mots démotivés
Ramollos sans autorité

Y’a des mots qui guérissent les maux
Des mots creux qui ont l’air très sérieux
Des mots doux de vrais petits bijoux
Des mots durs comme des murs.

Y’a des mots démonstratifs
Indubitablement poussifs
Y’a des mots pas très marrants
Tu rigoles c’est rassurant
Y’a des chameaux, des moches à mots
Cap’taine Némo, Fort Alamo
Poètes maudits et puis Molière
Des Maupassant, Apollinaire
Y’a des mots chiants, des mots vulgaires
Y’a guère de mots dans l’ordinaire
Y’a des mots fous, y’a des mordus
Y’a des mots tels t’es bouche cousue

REFRAIN

Y’a de bien mauvais jus de mots
Mots roses qui imbibent les radios
Y’a des tas d’mots pour dire l’amour
Je t’aime je t’aime je t’aime toujours
Les moralistes des animaux
Ressemblent tous à Brigitte Bardot
Des molosses et des mollassons
Qui de gros mots t’font la leçon
Quelle vie de chien ! Quelle vie de chien !
Y’a des maussades, des mots sadiques
Des dictateurs du monologue
Y’a des mots fades, de mauvais tiques
Et des moqueurs des mots en vogues.

REFRAIN

Les mots songent belle modernité
Mensonge dis-moi la vérité
Du son des mots, naît la chanson
Les mots sont
L’émotion
Le poète rit,
Les sons polis
Sont polissons.
Track Name: Automne
Assis en bords de seine, il fait automne
Et de temps en temps, Notre Dame carillonne,
L’été s’en est allé l’air frileux,
L’hiver entraîne un automne paresseux
Qui sait glisser dans les rues de Paname,
Fait mettre le gilet aux jolies petites dames,
Patience, en attendant l’éveil du printemps,
C’est la ritournelle éternelle : ainsi passe le temps.

Assis en bords de seine, il fait automne
La nuit est couche tôt et le jour frissonne
Ceci étant, on est plutôt noctambule
Et notre poésie citadine est pt-être un peu somnambule.
Sur les bords de seine, on avait l’air de ménestrels
De troubadours urbains, nos idées hirondelles,
Même si on avait pu, on s’rait monté au ciel,
Un concert improvisé sur le toit de la Tour Eiffel.

Assis en bords de seine, il fait automne
Et de temps en temps, des bateaux mouches claironnent
Des touristes nous saluent en croisière,
Ton violon leur répond : Printemps été automne hiver.
Assis en bords de seine, il fait automne
Et là-bas à Montréal mes souvenirs résonnent…
L’été s’en est allé, l’hiver cogne à la porte,
Nos amours saisonniers deviennent feuille mortes,
Nos amours saisonniers deviennent feuille mortes.
Track Name: Mondialiènation
Dans cette bulle où tout arrive immédiatement,
Le temps n’a plus la valeur d’antan.
On ne pense qu’au futur d’un temps passé,
La photo idéale, l’instantané !
Tu regardes devant sans trop d’idées,
L’avenir n’est qu’un rêve de bijoutier
Fabricant des pulsions pour ton cœur tendre
Dur reflet d’un miroir de cendres.

La terre tourne plus vite, tout s’accélère,
Le temps n’est plus qu’une monnaie d’échange.
Il faut rentabiliser la liberté de « faire » !
Observer les requins, la façon dont ils mangent.

Le monde court ! court ! court ! court ! à bout de souffle !
Court ! court ! court ! court ! tant qu’il le peut. Quel est le sens ?
Court ! court ! court ! court ! rien ne l’essouffle !
Court ! court ! court ! court ! pour être heureux.

Dans cette bulle où règne l’individualisme aigü
On aperçoit des promesses bien décousues,
D’une nouvelle ère qui annonce sa naissance :
Ils clament que l’argent ne sera plus la toute puissance.
Tu t’assèches dans ta soif sans connaissance,
Tout est beau, tout est parfait mais il n’y a pas de consistance.
Rêvant d’un bonheur plus lisse qu’une pomme empoisonnée,
D’où surgit l’ennui d’un cœur pixelisé.

Le temps passe plus vite et s’accélère.
Les rapports humains pour une monnaie d’échange.
L’économie, religion de nos prières
N’a pas la bonté divine de faire de nous des anges.

Le monde court ! court ! court ! court ! à bout de souffle !
Court ! court ! court ! court ! tant qu’il le peut. Quel est le sens ?
Court ! court ! court ! court ! mais il s’essouffle !
Court ! court ! court ! court ! pour être heureux.

La peur du vide remplit nos vies de fiction,
Friction du réel, empire de la communication.
Tant de promesses alléchantes dans cette loterie publicitaire,
Tu te dissous dans le virtuel, gagnes des amis imaginaires.
Tu remplis ton existence et accélères, plus pressé qu’une pendule psychotique.
Peut-être que l’éphémère date déjà d’hier,
Ou l’époque a- t elle tué le sens bien trop anachronique.

Dans ta tête ça tourne trop vite et tu te perds,
La mondialiènation est-elle la seule issue ?
Si la fin des temps reste peut-être une chimère,
Le système monétaire, lui, nous croque tout cru.

Alors, cours ! cours ! cours ! à bout de souffle
Cours ! cours ! cours ! cours ! tant que tu peux… quel drôle de sens !
Cours ! cours ! cours ! cours ! inspire et souffle !
Cours ! cours ! pour l’amour des jours heureux…
Track Name: Jeu tu île
Je tu il nous vous ils
Habitions dans une île
Perdue… Perdue…

Une île comme une idylle
Et des rêves dociles
Perdus… Perdus…

Célébrité puérile
Phantasmes qui n’tiennent qu’à un fil
Tendu… Tout nu….

Et ton corps gras et nu
Devant des millions d’individus
Exclus… Exclus…

Mais ton sein si sexy
Et ton p’tit bout d’zizi
Vendus… Vendus…

Et les yeux si fidèles
De ces couples pleins de zèle
Cocus… Cocus…

Ton p’tit rêve d’être star
Quand tu as le cafard
Dans ton cul… ton cul…

Sourires de papier glacé
Pour faire fuir les araignées
Dodues… Velues…

Manger des tas d’insectes
Même si t’es pas dans une secte
C’est goûtu… goûtu…

Le public qui t’as vu
Et à qui t’a pas plu
Perdu… Perdu…

Je tu il nous vous ils
Habitions dans une île
Perdue… Perdue…

Je tu il nous vous ils
Sans pitié sans scrupules
Perdus… Perdus…